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• 14 mars 2009

Peut-être n’avez vous jamais entendu parlé de Sun Corporation, et peut-être vous imaginez vous que je vais vous parler de jus de fruits gorgés de soleil et de vitamines. Si j’ajoute Java, serveur, vous commencez peut-être à pencher plutôt pour le café.

En fait, vous avez tout faux ! Il n’est question que d’informatique.

En effet, Sun est l’une des plus grosses boites informatiques au monde, et si vous n’avez jamais vu de PC affublés du logo de la société Sun dans votre supermarché c’est qu’ils n’en fabriquent pas et que les ordinateurs que vous pourriez acheter chez eux sont sûrement en dehors de vos besoins et certainement en dehors de votre budget. Leur truc, ce sont les serveurs, les services, et certains logiciels.

Il y a dix ans, alors que le terme de logiciel libre ne voulait rien dire sauf pour une poignée d’informaticiens barbus aux yeux hagards à force de fixer leur écran, Scott McNealy, le patron et l’un des créateurs de Sun, prédisait que les logiciels finiraient par être libres, même si c’est loin d’être le cas de nos jours, le mouvement s’est enclenché et est loin de s’arrêter. De même, il prédisait l’émergence de nouveaux modèles économiques basés sur ces produits, et là encore il avait raison.

Depuis, Sun a résisté à la crise informatique de 2000 et continue de se développer.
Depuis, Java qui est présent sur la plupart des PC à travers le monde et qui permet de faire fonctionner nombre de serveurs est devenu libre.
Depuis Sun fourni à la communauté du libre, ressource et main d’œuvre.
Depuis, Sun a racheté une obscure petite boite informatique allemande développant une suite bureautique, StarOffice, l’a rendu libre en la renommant OpenOffice.org et en a fait l’un des plus gros projet informatique libre, représentant environ 10% du marché des suites bureautiques avec près de 100 millions de téléchargements.

Bref ce petit génie était loin de se tromper.

S’il est clair que la médiocrité est un critère largement suffisant pour choisir un porte-couteau n’ayant qu’à obéir aux ordres, il est tout aussi clair que l’excellence est bien plus un gage de succès lorsque l’on veux faire évoluer la société civile. Barack Obama l’a bien compris en choisissant Scott McNealy pour réfléchir à l’évolution de l’informatique du gouvernement américain. Scott McNealy se retrouve selon ses dires avec la tâche de rédiger un livre blanc sur le sujet pour la nouvelle administration.

Celui qui a dit “sans libre choix, vous n’avez aucune innovation. Sans innovation, vous n’êtes rien” a également dit que le fait d’avoir un gouvernement plus sécurisé et moins dépensant (en informatique) passe par l’utilisation de technologie et produits ‘open source’ (je gage qu’ici il pensait à libre plus qu’à source ouverte).

Ceci me rappelle ces deux époques :celle où internet et le World Wide Web émergeait à travers le monde et où la France faisait preuve de pionnière avec le minitel ; et celle qui ne tarda pas à suivre, où cette fois-ci le World Wide Web s’imposait au monde alors que le minitel, du fait de quelques esprits médiocres, s’enracinait et mettait la France en queue de peloton en matière d’échanges d’informations et de commerce.

Cette fois-ci la bataille de ces prochaines années portera sur l’intéropérabilité, l’informatique et l’indépendance technologique. Souhaitons, que nous ne replongions pas dans la même situation qu’avec internet et le minitel du fait d’une vision à court terme de certains de nos décideurs.

• 14 mars 2009

L’UPOR organise une manifestation dans le cadre de la journée du libre. En voici le communiqué de presse.

À côté du monde de l’informatique propriétaire et fermée, un autre modèle se développe depuis une quinzaine d’année : les Logiciels Libres. Réalisés et utilisés par une communauté de programmeurs et d’utilisateurs privilégiant le partage et l’entraide, ils n’ont plus rien à envier à leurs voisins propriétaires et les surpassent même souvent.
Libre en fête est un évènement initiée et coordonnée par l’April qui se passera pour la neuvième année consécutive autour du 21 mars 2009, dans une dynamique conviviale et festive. Il s’agit d’un ensemble de manifestations se déroulant à travers toute la France.
Au travers de ces évènements, vous pourrez découvrir tous les avantages des Logiciels Libres : des valeurs d’entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus, etc.
Les Logiciels Libres sont également des logiciels performants, sécurisés, fiables et simples à utiliser pour un faible coût. Vous pourrez par exemple découvrir des logiciels comme la suite bureautique OpenOffice.org, le navigateur Web Mozilla Firefox ou le système d’exploitation GNU/Linux.
Vous pourrez également découvrir d’autres projets libres, comme l’encyclopédie libre et collaborative Wikipédia, ou les œuvres musicales, photographiques et littéraires sous licence libre, dont vous trouverez des exemples sur Jamendo, Dogmazic ou Flickr Creative Commons.
En mars 2008, près de 150 évènements avaient été proposés à l’occasion du Libre en Fête, dans 18 régions françaises. L’initiative 2007 avait par ailleurs reçu le soutien de Richard Stallman, fondateur du projet GNU et considéré comme l’un des initiateurs du mouvement du Logiciel Libre.

Croquons les Savoirs, l’Université Populaire Ouverte en Réseau du pays Fertois, a décidé de participer à Libre en fête le 21 mars après-midi à la bibliothèque Samuel-Beckett de La Ferté Sous Jouarre.

Au programme expo sur les logiciels libres et Linux, démonstrations, essais de logiciels et explication du fonctionnement du parc informatique de la bibliothèque fonctionnant entièrement sous Linux.

L’un des mots clés caractérisant les logiciels libres est intéropérabilité.

L’intéropérabilité, c’est la liberté, c’est bien pour cela que certains sont contre. C’est la liberté de choisir son ordinateur, de choisir son logiciel. On peut faire ce que l’on veut, mais surtout, tout le monde peut s’en servir. C’est pour cela que une partie de notre exposition sera imprimée en braille.

Notre exposition comportera Expolibre. La première version de cette exposition était le fruit des efforts conjoints de la Ligue de l’enseignement, d’Apitux et de l’association Linux-Alpes pour contribuer à faire connaître au plus grand nombre les possibilités offertes par le logiciel libre. Ce travail avait reçu le soutien du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte-d’Azur et du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative.

L’Association La Luciole, fondée à Marseille le 7 juillet 2004 qui réunit des personnes handicapées et des personnes valides, a pour objectif de promouvoir la pleine citoyenneté des personnes handicapées, notamment des déficients visuels, nous a fourni une transcription en braille de Expolibre.

Mise à part cette exposition, nous tenterons de montrer l’évolution du libre depuis la fin des années 90 jusqu’à maintenant. Ceci est la base d’un projet qui consiste à créer une exposition (itinérante ?) sur l’histoire du libre.

Comme il se doit dans une journée sur le libre vous pourrez participer à une install partie et assister à des démonstrations de logiciels.
Le liberté est contagieuse, et le modèle de la licence libre s’est petit à petit exporté vers d’autres domaines de la création comme la musiques, le cinéma et la littérature.
Nous aurons donc le plaisir de vous faire écouter de la musique libre avec entre autre le groupe Echo Lalie, pour les enfants ; nous aurons le plaisir diffuser des films libres comme Big Buck Bunny, aussi pour les enfants, et les grands ; et enfin nous aurons le plaisir d’accueillir Gilles Nikolic, auteur champenois, qui a publié plusieurs livres sous licence creative commons.

Le parc informatique de la bibliothèque Samuel-Beckett fonctionne entièrement grâce à des logiciels libres. nous pourrons si vous le désirer vous faire une une petite visite commentée.

Nous tenons à remercier la ville de la Ferté sous Jouarre et la bibliothèque Samuel-Beckett qui nous permet dans un cadre magnifique de faire la promotion du libre, un outil indispensable à une politique de développement durable et d’économie solidaire.

• 13 mars 2009

Je crois bien que personne ne le sait.

Comme vous l’avez peut-être entendu le gouvernement actuel et les députés qui lui sont affiliés, Monsieur Riester en tête, ont décidé que tout les français étaient de simples petits voyoux malhonnêtes et ont décidé de les obliger à porter un bracelet électronique comme les pédophiles ou les violeurs une fois sortie de prison.

Ce bracelet ne sera pas attaché à leur bras ou leur cheville mais à leur ordinateur et des milices privées, les fournisseurs d’accès internet, chargées d’agir en tant que police parallèle et justice parallèle espionneront les faits et gestes des français.

Ces milices auront aussi pour mission de vendre un logiciel espion, un spyware, nécessaire à cette tâche d’espionnage.

Les fournisseurs d’accès commencent bien-sûr à s’inquiéter, non pas des problèmes moraux liés à l’espionnage, mais du fait que cela va leur couter très cher. Car en plus des coûts de développement des spywares, il va falloir gérer les coûts d’espionnage. Mais ceci ne nous concerne pas.

Ce qui nous concerne, c’est le coût du spyware car il va falloir payer. Donc il y aura ceux qui auront les moyens et qui pourront prouver qu’ils sont honnêtes et il y aura les autres.

Chose plus grave, ce spyware risque fort bien d’être incompatible avec votre ordinateur et donc soit vous serez dans l’illégalité, soit vous serez obligé d’acheter un ordinateur. En effet, le gouvernement et monsieur Riester ont décidé que l’interopérabilité n’était pas en faveur des français et surtout pas en faveur de ceux qui développeraient ces spywares. Donc il faudra prendre ce qu’il y a.

En effet, si votre système d’exploitation est Windows 98 ou macOS9 ceux-ci ne sont plus commercialisés ou supportés par les maisons d’édition, et pourtant j’en rencontre des quantités incroyables dans mon travail. Résultat des courses, on vous dira de faire des mises à jour pour MacOSX ou windows XP (introuvable dans quelques semaines) ou Vista. Comme votre équipement ne sera pas compatible, il faudra en changer.

Si votre système d’exploitation est linux, les pressions des développeurs d’autres systèmes d’exploitation et les coûts de développement feront que les éditeurs refuseront de fournir un spyware compatible linux.

Bref cela risque de vous couter très cher…

je n’ai pas fini. Comment sera développé ce spyware.

Sûrement à la va-vite. Quand on voit le nombre de virus qui attaquent des systèmes d’exploitation comme Windows et quand on imagine les millions de dollars investis dans le développement de Windows, on ne peut qu’être inquiet.

Ce logiciel ne devra pas être trop cher à vendre, encore moins cher à développer, on imagine très bien la tâche refilée à un stagiaire et le travail bâclé. Bref, au bout de quelques semaines ce logiciel fera sans aucun doute l’objet de virus et il y a de bonnes chances pour que vous perdiez (au moins en partie) ce que vous avez sur votre ordinateur (voir l’article sur les disques, c’est ce qui c’était passé…).

Comme plusieurs sociétés pourront développer un tel spyware, cela représentera un nombre assez restreint de clients et donc on peut s’imaginer que les virus ne seront pas découverts très rapidement, que les éditeurs d’antivirus ne seront pas très pressés, et surtout que les éditeurs du spyware refuseront de reconnaître leur incompétence.

Le gouvernement dédommagera-t-il les français si ces spywares fragilisent la sécurité de leur ordinateur et causent ainsi la destruction les données ?

J’en doute.

Bref, soyez prêt à payer très cher cette nouvelle loi à venir.

La prochaine fois je parlerai du coût astronomique pour les entreprises et les collectivités locales, car là on ne parle pas d’un ordinateur mais de plusieurs sur le même site.

• 10 mars 2009

À une époque, je devais facilement acheter une dizaine de cd par mois. Classique, Jazz, Variété, la bonne, pas les inepties que les majors nous infligent à longueur d’ondes radio.

Maintenant c’est fini. Il y a deux raisons à cela.

La première est financière. Vingt euros du cd, c’est trop cher. Mon premier, c’était Errol Garner, je l’ai toujours, une fortune, 100 et quelques francs. Je me souviens qu’à la sortie des premiers cd, la personne faisant la promo du support racontait qu’une fois le format du cd popularisé ceux-ci deviendraient moins chers que les cassettes, elles mêmes compliquées et chères à fabriquées. Comme il se doit ceci n’était que baratin de vendeur de voiture d’occasion et les cd restent les supports de musique les plus chers une fois pressés. Le prix moyen tourne maintenant aux alentours de 20 €.

Ma collection, assez volumineuse, mon répertoire d’intérêts assez classique, ont fait que j’ai fini par me lasser de gaspiller de l’argent au profit de gens finalement faisant de plus en plus la promo de faux artistes et vrais people au talent plus qu’approximatif.

J’ai petit à petit reporté mes investissements vers les concerts, vers une manière plus directe et plus lucrative à mon sens de rétribuer les artistes.

La deuxième raison est plus technique.

En 2005, j’ai été littéralement terrorisé à l’idée de détruire mon ordinateur (cela coûte cher) en y insérant un cd de musique.
Imaginez vous qu’une société productrice de disques, pour parer au piratage de musique, n’avait rien trouvé de mieux que d’insérer dans ces cd un rootik. Un rootkit, c’est quoi ? C’est un programme malicieux, genre virus, qui rend votre ordinateur vulnérable aux failles de sécurité (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rootkit).

D’ailleurs, quelques semaines plus tard, un premier virus exploitant ce rootkit apparaissait sur le net (http://www.presence-pc.com/actualite/Sony-rootkit-12894/).

La société a eu bien-sûr des problèmes avec la justice américaine. Ils ne se sont pas retrouvés à Guantanamo, mais ont eux à payer de grosses sommes d’argent. Le plus amusant dans cette histoire c’est que non seulement cette outil pour lutter contre le piratage d’œuvre n’a jamais marché et a coûté très cher, mais en plus il est basé lui-même sur le piratage de code informatique libre. L’outil anti voleur n’était pas très clean lui-même (http://www.nuxo.net/article-526-rootkit-sony—plagiat-de-code-open-source.html)…

Résultat des courses, je ne suis pas rentré dans un magasin de disques depuis 2005. Ce n’est pas grave, il y a la radio et il y a des sites de musiques libres (http://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_libre) comme jamendo (http://www.jamendo.com/fr/ Essayé Echo Lalie pour vos enfants) où l’on peut écouter (et surtout) acheter de la musique libre, et je ne pirate pas la musique pour autant, je ne l’ai jamais fait et je me refuse à le faire.

Donc messieurs les vendeurs de musique si vous voulez que je redevienne client, soyez moins cher et surtout soyez honnête…

L’allusion au terrorisme qui est faite là, l’est faite bien-sûr dans l’acceptation première du terme, faire peur, instaurer la terreur. Cela a marché. Je n’ai pas envie d’acheter de cd et casser mon ordinateur. La loi Hadopi ne devrait pas simplifier cela, bien au contraire, avec cette fois-ci l’obligation légale de mettre un tel logiciel dans tout les ordinateurs…

• 13 janvier 2009
Affiche manifestation
Affiche

Pas loin de la Ferté sous jouarre, à Changis sur Marne, se déroulera une install partie le 31 janvier 2009. Cet évènement est organisé par l’Université Populaire Ouverte et en Réseau Croquons les Savoirs.

La journée commencera vers les 10H00 pour finir vers les 18H00.

affiche au format pdf

Au programme :

  1. une install partie
  2. des explications et démos sur le Web2.0 et différents moteurs de site web : Wordpress, SPIP, Jimdo
  3. Les cartes mentales et Freemind
  4. Delicious et le référencement social
  5. le web2.0 et la cartographie avec wikimapia

Nous serons à Changis sur Marne, juste à côté de la mairie

Les inscriptions à installparty at fertill point net sont obligatoires pour l’install partie afin de permettre de mieux gérer la journée.

si vous voulez en savoir plus sur les install parties, rendez-vous sur le site de wikipedia.

• 24 novembre 2008

Lorsque je suis arrivé dans le coin, il y a 3 ans, j’ai pu voir à l’un des rond-poinds de la Ferté Sous Jouarre une grande bâtisse décrépite à l’enseigne de l’Auberge de Condé. L’auberge fut créée à la fin des années 40 par Emile Tingaud. Haut lieux de la gastronomie française, on me raconta que de Gaulle s’y rendait régulièrement. Celle-ci malheureusement ferma à la fin des années 90.

Elle fut vendue il y a quelques temps par la mairie de la Ferté à un promoteur à la condition de faire revivre l’auberge. Cela semble chose faite http://www.auberge-de-conde.com

Le chef qui reprend en main la cuisine est Frédéric Laloyaux un Seine-et-Marnais, né à Melun, ancien chef de la Maison de la Marine à Cancale, ancien élève de Joël Robuchon.

La beauté, et le danger, d’internet est que tout s’y retrouve et rares sont les choses qui se perdent.

Voici sur le site de google un extrait de livre reprenant une critique datant de 1994 de Gilles Pudlowski du Point à propos de l’Auberge.

http://books.google.fr/books?id=NghvFcwHwnAC&pg=PA86&lpg=PA86&ots=6XZS1HBJvD&dq=Emile+Tingaud&output=html

M. Pudlowski fit également il y a quelques mois un article sur l’ancienne maison de M. Laloyaux

http://www.lepoint.fr/actualites-region/le-carnet-gourmand-de-gilles-pudlowski/1556/0/243947

C’est bon, on a échappé au fastfood!

Longue vie à l’auberge et bon vent à toute l’équipe.

• 24 octobre 2008
Le 31 octobre les rues de Courcelles seront pleines de monstres, sorcières et diablotins. N’oubliez pas de leur ouvrir votre porte pour les traditionnelles friandises.

Halloween à courcelles sous Jouarre

• 8 octobre 2008

Je ne sais pas vous, mais moi lorsque j’ai une idée que je trouve sympa, comme le nom d’un site, j’essaie de voir si d’autres n’ont pas eu la même idée.

Me voilà donc parti sur la toile à la recherche d’un écho à mon idée. Après avoir passé en revue les sites médicaux, ceux intello-machin chose, ne voilà-t-y pas que je découvre en neuvième page de google (je suis sur la troisième, hé hé  :-) ) une étrange variation sans ‘e’ final de mon nom de domaine : http://www.echolali.fr.

Finalement ce fut une très bonne idée que de se lancer dans cette recherche, et mes bambins sont bien d’accord. Plus…